BURKINA FASO / LANGUES  OFFICIELLES: SUPPRESSION DU FRANCAIS.

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Le gouvernement burkinabé a adopté, mercredi 6 décembre, un projet de loi révisant la Constitution et consacrant désormais les langues nationales comme langues officielles à la place du français, dorénavant relégué au rang de « langue de travail ».

Dans un communiqué rendu public par le Ministère de la Communication à la télévision nationale ce jeudi matin, le rapport du Conseil des ministres précise que le projet de loi adopté à la veille, « s’inscrit dans le cadre de la réalisation d’une des principales missions de la Transition qui consiste à engager des réformes politiques, administratives et institutionnelles en vue de renforcer la culture démocratique et consolider l’Etat de droit ». Parmi les « innovations majeures » de ce nouveau texte figure « l’érection des langues nationales en Langues Officielles en lieu et place du français qui devient désormais la langue de travail ».

Ce projet de loi, qui doit encore être voté par l’Assemblée Législative de Transition, prévoit également « l’institution de mécanismes traditionnels et alternatifs de règlement des différends ». A la lecture de ce texte, la France, est persuadé que “cette nouvelle Constitution est plus en faveur des putschistes” car conclut -t- elle :  “ Le Conseil Constitutionnel voit ainsi ses missions élargies tandis que des institutions comme la Haute-Cour de justice, qui jugeait les hautes personnalités politiques sont supprimées et enfin la puissante Agence Nationale du Renseignement (ANR) voit son statut renforcé en étant désormais sanctuarisé dans la Constitution”.

« L’écriture et l’adoption de cette nouvelle Constitution est une question de souveraineté politique, économique et culturelle. Nul ne peut s’épanouir réellement à partir des concepts d’autrui », a déclaré ce jeudi 7 décembre, le Premier Ministre Apollinaire Joachimson Kyelem de Tambela, faisant allusion à des textes calqués sur la Constitution française.

En d’autres termes a – t-il précisé, “L’adoption de cette nouvelle constitution a été largement motivée par la volonté du peuple qui la réclament depuis déjà plusieurs mois”.

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