GUINÉE BISSAU : LE PARLEMENT DÉFIE LE CHEF DE L’ÉTAT

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Le Président de l’Assemblée Nationale, Domingos Simões Pereira, également leader de la coalition a décidé ce mercredi 13 décembre 2023 de poursuivre les sessions malgré la dissolution de l’Assemblée décidée par décret présidentiel.

L’accès au Parlement était bloqué  par des forces de l’ordre, armés de matraques et de grenades lacrymogènes depuis la lecture du décret présidentiel ce 11 décembre.  Toutes les rues adjacentes étaient interdites d’attroupement et les députés renvoyés chez eux.

Malgré ce dispositif impressionnant, la dizaine de députés de l’opposition accompagnés par des militants visiblement déterminés à franchir les portes de l’hémicycle ont tenté de braver l’interdiction ce mercredi matin, répondant à l’appel du Président de l’Assemblée Nationale qui est par ailleurs le chef de l’opposition politique du pays.

Les efforts de la police n’ont pas suffi cependant à repousser la foule, malgré le déploiement de la police, les députés soutenus par la foule ont réussi à entrer dans l’hémicycle avant d’être interpellés et mis aux arrêts.

Domingos Simões Pereira considère la décision du Président Embalo concernant la dissolution de l’Assemblée comme nulle et sans effet. Il a appelé par conséquent les députés de son parti à ne pas se laisser intimider et à poursuivre la résistance: « Nous disons et continuons à dire que le décret du président qui a dissout le Parlement n’a pas respecté les principes constitutionnels », a déclaré Armando Mango, porte-parole de la coalition Pai-Terra Ranka ce mercredi dans l’après midi à la presse.

Selon lui, l’article 94 stipule clairement que le Parlement ne peut en aucun cas être dissous dans les 12 mois suivant les législatives.

A la suite de ces heurts, le président du Parlement Domingos Simões Pereira  a été arrêté par la police et placé sous haute surveillance dans sa résidence.

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