PAPILLOMAVIRUS/ VACCINATION: LES HOMMES SONT AUSSI CONCERNÉS

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Traitement longtemps réservé aux femmes, le vaccin contre les papillomavirus humains (HPV) concerne désormais également les hommes. Une campagne de vaccination « généralisée » débutera à la rentrée scolaire française

Ce virus est la principale cause de la quasi-totalité des cancers de l’utérus et chaque année, 3 000 Françaises découvrent qu’elles sont sujettes à cette affection.

Chaque année, 1 100 femmes en meurent, devenant ainsi la dixième cause de mortalité par cancer chez la femme en France. Il affecte désormais les deux sexes et la vaccination est le seul moyen de contrer sa transmission.

La vaccination contre les papillomavirus humains connaît une évolution et va dorénavant devenir un problème de santé publique général.

Dès la rentrée 2023, une campagne de vaccination « généralisée » débutera dans les classes de 5e des collèges et lycées français, comme l’avait promis en début d’année le président, Emmanuel Macron. Selon L’Agence nationale de santé publique, aussi connue sous le nom Santé publique France, 47 % des filles de 15 ans avaient reçu une dose initiale en 2022 (contre 45 % en 2021), et seulement 12,8 % des garçons du même âge (6 %, en 2021).

Les papillomavirus humains sont la cause originaire d’infection sexuellement transmissible, l’usage de préservatifs ne permettant pas d’éviter la transmission. Cette dernière se transmets par contact avec la peau et les muqueuses, le plus souvent donc lors de rapports sexuels, avec ou sans coït . Les HPV étant notamment contagieux, la plupart des hommes (91 %, pour être exact ) et des femmes (85 %) sexuellement actifs seront affectés à une période de leur vie.

Il n’existe pas de traitement et dans la plupart des cas, l’organisme élimine le virus dans l’année suivant l’infection, mais il est possible que cette dernière mène à des lésions précancéreuses pouvant causer un cancer.

Le vaccin contre les papillomavirus humains n’est pas obligatoire, mais il est recommandé chez les jeunes filles de 11 à 14 ans. Jusqu’en 2021, seules les adolescentes et les personnes avec un déficit de leur système immunitaire ainsi que les hommes ayant des relations sexuelles avec d’autres hommes étaient concernés par la vaccination.

A ce jour, filles et garçons peuvent bénéficier des vaccins selon un schéma à deux doses – trois doses si la vaccination survient entre 15 et 19 ans. Un rattrapage est pris en charge jusqu’à 26 ans uniquement pour les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes. A partir d’octobre 2023, une campagne généralisée et gratuite doit permettre à des élèves de 5e de se faire vacciner dans leur collège, avec l’accord des deux parents.

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